Réseau France

CRÉER UN RÉSEAU DES MAISONS DE LA FRANCOPHONIE, VÉRITABLE VILLAGE DE LA FRANCOPHONIE 

En savoir plus.

La Francophonie et les possibilités multiples qu’offre son espace sont une problématique malheureusement ignorée par la plus grande partie des opinions publiques de nos pays. Au mieux, on vous dira qu’il s’agit des États où l’on parle le français ( sans connaître vraiment lesquels ), au pire on vous renverra à la colonisation. Mais qui connaît l’OIF et ses opérateurs, les valeurs de la Francophonie, les actions conduites ? Et pourtant de nombreuses associations travaillent utilement pour défendre la langue française, pour développer des liens d’amitié entre les pays francophones, pour défendre les valeurs que portent la francophonie. Leur action est essentielle pour faire prendre conscience combien ce débat est important en ce début du XXI siècle où l’idée même de mondialisation suscite critiques et résistances. La francophonie est un lieu et un concept permettant d’ouvrir le débat et de montrer comment dépasser les questions d’identité, développer les solidarités.

Les maisons de la francophonie 

C’est pourquoi l’idée des Maisons de la francophonie peut être intéressante à l’image des Maisons de l’Europe qui constituent un réseau permettant de faire connaître l’idée européenne, ses institutions, ses actions, et à tous ceux qui y croient de se retrouver.

Chaque maison de la francophonie devra rendre visible l’idée de francophonie, faire comprendre l’intérêt et l’utilité de celle-ci. Ces maisons abriteront débats d’idées, information sur les grandes actions de la Francophonie et les activités de ses institutions, explicitation des enjeux, organiseront des manifestations à cet effet et les feront circuler entre elles, pourront répondre à plusieurs à des appels d’offre…

L’objectif est de mobiliser la société civile pour qu’elle s’approprie la francophonie. Celle-ci ne peut perdurer et se développer sans ce sentiment d’appartenance collectif. Or force est de reconnaître qu’il est aujourd’hui insuffisant et souvent remis en cause, par nos élites formées au modèle anglo-saxon et par des citoyens dont beaucoup dans trop de pays ne parlent même plus le français. Il faut qu’existe le sentiment de nos concitoyens d’appartenir à une même communauté en dépit des spécificités de chaque pays membre de la francophonie.

Il ne s’agit pas de créer de nouvelles institutions s’ajoutant à celles existantes. Il s’agit d’amener localement toutes les structures ( associations, centres culturels, collectivités…) à se regrouper pour établir un lieu où l’on retrouvera des informations sur la Francophonie, où chacun pourra échanger, à travers conférences ou expositions organisées ensemble, faire connaître l’agenda de la francophonie institutionnelle à partir duquel on conduirait des initiatives pour la faire connaître  ( en suscitant des interventions dans les établissements scolaires entre autres initiatives)…

Le village mondial que créera ces maisons de la francophonie 

À l’image des maisons de l’Europe, la mise en réseau des différentes maisons de la francophonie permettra de mutualiser certains services qui seraient communs à ces maisons ( site internet, édition électronique d’ouvrages, de bandes dessinées, de plaquettes…), faire circuler débats et orateurs, monter des animations communes, évoquer les thématiques du prochain Sommet de la Francophonie et transmettre à l’OIF et aux États membres des propositions de la société civile, relayer ensuite les conclusions du Sommet pour les faire comprendre et si possible s’y associer.

Nous pourrons ainsi combler une lacune de la francophonie telle qu’elle existe aujourd’hui en maillant nos territoires par la base et en fédérant les associations locales pour mettre en œuvre des projets francophones au plus près de nos concitoyens.

Mise en place de ce Village de la francophonie 

La première Maison de la francophonie est née à Lyon en 2008 puis est venue celle de Marseille. Les associations  créés en France, sous une forme ou une autre ( Après Lyon et Marseille, Bourgogne/Franche Comté, Dinart/St Malo, Cholet, Clermont Ferrand, Bordeaux ) ont décidé début 2020 de constituer un Réseau doté d’une Charte. Maintenant se met en place un réseau international à partir de structures existantes et de nouvelles associations. Une vingtaine de  » Maisons  » rejoignent ce réseau présent pour l’heure en Europe, Amérique du Nord et Afrique. Ce réseau pourrait tenir son assemblée constitutive au moment du prochain Sommet de la Francophonie et tenir en 2021 une première université d’été.

L’initiative semble répondre à un besoin et recueille l’engagement de nombreuses personnalités diverses qui souhaitent donner un nouvel élan à l’idée de francophonie. Reste dans l’année qui vient à mieux faire connaître ces réseaux, à développer pour chaque  » Maison  » des activités et à organiser ensemble un projet commun pour le mois de la francophonie en mars 2021.

CHARTE CONSTITUTIVE DU RÉSEAU DES MAISONS DE LA FRANCOPHONIE

Article 1.
Il est créé une association dénommée Réseau des Maisons de la francophonie.

Article 2.
Le Réseau ainsi constitué a pour objet de permettre aux associations membres d’échanger entre elles sur leurs activités propres, de conduire des actions communes et de développer des liens avec d’autres associations similaires dans le monde.

Article 3.
Le Réseau entend contribuer à mobiliser la société civile autour de l’importance de mieux faire connaître la francophonie, ce qu’elle représente, son histoire, ses institutions, ses valeurs ( au premier chef la diversité culturelle et linguistique comme la démocratie et les Droits de l’Homme ). Il se donne aussi comme objectif par ses actions le développement du français. Il cherchera encore à promouvoir les francophonies ( donc la diversité des pays ayant en partage le français ou ce que francophonie signifie pour des pays non francophones ). Connaître, défendre et promouvoir la francophonie sont les missions que se donnent le Réseau.

Article 4.
Le siège du Réseau est fixé au sein de la Maison de la francophonie de Lyon. Il pourra être transféré sur décision du CA élu par les membres du Réseau.

Article 5.
Sont considérés comme membres fondateurs du Réseau les associations de Bordeaux, Bourgogne, Chollet, Clermont Ferrand, Lyon, Marseille et St Malo/Dinart. Ces associations siègent de droit au premier CA du Réseau élu pour deux ans.

Article 6.
Toute association partageant les objectifs du Réseau peut demander à y adhérer.
Elle devra être parrainée par deux associations déjà membres. Son adhésion sera prononcée par l’assemblée générale du Réseau sur proposition du CA. Une nouvelle association ne peut avoir une compétence géographique couvrant le territoire d’une association appartenant déjà au Réseau.

Article 7.
L’assemblée générale se réunit une fois par an. Elle est convoquée par le President du Réseau un mois avant sa réunion. Elle définit les orientations de l’action du Réseau, élit le CA , détermine le montant annuel de la cotisation, vote le budget et en contrôle l’exécution, accepte les candidatures de nouveaux membres. Chaque membre du Réseau dispose d’1 voix et peut recevoir une seule procuration d’un membre empêché. Il est possible de participer à l’assemblée générale par visioconférence ou conférence téléphonique.
Si 1/3 des membres ou une majorité de membres du CA le demandent une assemblée générale extraordinaire est de droit et doit être convoquée dans le délai de 2 mois par le Président.

Article 8.
Un CA d’un maximum de 12 membres est élu pour deux ans par l’assemblée générale. Chaque association membre peut présenter un seul candidat. Ce CA élit en son sein un Président, un Vice-President, un trésorier et un Secrétaire lesquels constituent le Bureau du Réseau.

Article 9.
Les ressources du Réseau sont constituées des cotisations des membres, des subventions ou concours de toutes formes d’institutions publiques ou privées, de dons ou legs.

Article 10.
Le Bureau élu par le premier CA procède aux démarches de déclaration et publication.

Article 11.
Une association membre du Réseau peut être exclue pour manquement aux objectifs et règles du Réseau. L’assemblée générale , après audition d’un représentant de l’association incriminée, prononce l’exclusion à une majorité des 2/3 sur proposition du CA.

Article 12.
Le Réseau peut être dissous par un vote de l’assemblée générale à la majorité des 2/3 des Membres. Le budget résiduel fait l’objet d’un don à une ou plusieurs associations francophones sur décision de l’assemblée générale

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