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NOS OBJECTIFS

L’objectif de LA Maison de la Francophonie de Lyon est d’être un lieu ouvert à tous pour vivre et découvrir cette Francophonie au quotidien.

Plus précisément nos objectifs sont :

• D’informer sur la francophonie, son actualité et ses évolutions.

• De discuter et débattre des principaux enjeux francophones liés au monde global et à ses transformations.

• De mener des actions collectives afin de vivre et communiquer sur notre appartenance à la francophonie.

• De collaborer avec les autres Maisons de la francophonie et avec d’autres institutions, associations, OING et ONG – sur des actions de diffusion, de création ou de partage.

UNE ASSOCIATION SANS BUT LUCRATIF

L’association créée en 2007 se compose de personnes physiques et morales, de membres actifs et de membres donateurs.

Le bureau est composé de :

  • Christian Philip, président

  • Thierry AUZER, vice-président

  • Rémi LESLÉ, secrétaire général

  • Didier MARTIN, trésorier

  • Alain BIDEAU, levée de fonds

  • Liyana GEORGIEVA

  • Dominique BRAGARD

LA FRANCOPHONIE, POURQUOI NOTRE INDIFFÉRENCE ?

Thierry CORNILLET, fondateur de l’Association des Régions Francophones ( AIRF )

Christian PHILIP, Président de la Maison de la Francophonie de Lyon

Nous  “avons fêté” le cinquantième anniversaire de la francophonie l’an dernier, le 20 mars ” jour de la francophonie “. La Francophonie existe incontestablement au niveau institutionnel à travers l’OIF ( dont les membres de plein exercice, associés ou observateurs sont près d’une centaine d’Etats ) et ses opérateurs ( par exemple TV5, ou l’Agence universitaire de la francophonie qui regroupe près d’un millier d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche). Mais cela ne doit pas faire illusion. Les budgets de ces organisations sont très faibles et en diminution du fait du désengagement progressif de la France. Et surtout combien de signes en francophonie, et d’abord en France, de recul de la francophonie ( de l’utilisation d’expressions en anglais en publicité ou pour des logos, de la multiplication de formations universitaires tout en anglais dans nos grandes  écoles et universités, à l’utilisation de l’anglais dans nos entreprises comme langue de travail même entre francophones ou par nos diplomates et hommes politiques…). On nous dit que la démographie encore forte en Afrique va accroître le nombre de francophones, mais encore faudrait-il que ces jeunes africains parlent français demain et qu’ils s’approprient un sentiment d’appartenance à une communauté propre. Or telle n’est pas l’évolution constatée.

Ce XXI siècle est marqué par la mondialisation et une langue de communication unique, l’anglais. Il ne s’agit pas de s’élever contre ce constat ou de mener une guerre contre l’anglais. Nous devons parler anglais. Mais défendre la francophonie c’est à travers le français promouvoir une conception de la mondialisation (une mondialisation qui respecte la diversité linguistique et culturelle ), des valeurs ( la démocratie et les droits de l’Homme ). C’est expliquer que le respect des langues et cultures nationales est le seul moyen de concilier mondialisation et respect des identités de chacun. L’uniformité de la mondialisation conduit au repli sur soi et au populisme que nous voyons se développer dans bien des pays. C’est encore expliquer que connaître plusieurs langues est un atout à bien des points de vue.

Il est temps de réagir. Il ne s’agit pas d’un combat d’arrière-garde mais de chercher à convaincre que la francophonie est nécessaire. Nécessaire pour que la mondialisation ne se traduise pas par un alignement à travers l’anglais sur un droit (des normes et une jurisprudence ), une culture… uniformes. Nécessaire pour que la mondialisation respecte les spécificités des identités propres à chaque aire linguistique et ne pas susciter inévitablement des réactions de repli et plus encore des conflits. Nécessaire même pour défendre les intérêts propres aux pays qui ont le français en partage.

La francophonie ce n’est pas seulement la France mais évidemment pas de francophonie sans la France. Et pourquoi d’autres pays s’engageraient alors encore durablement et développeraient l’enseignement du français si notre pays ne croit plus à cet espace. Certes pour la première fois le Président de la République a établi une vraie feuille de route pour la promouvoir…mais il faut bien dire qu’elle reste une simple déclaration et ne s’est pas traduite en actes, au contraire même ( citons l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers sans faire une exception pour les francophones ou les restrictions sans cesse croissantes à l’obtention de visas – à quand un espace Schengen de la francophonie ? – ). Nos élites en général considèrent la francophonie comme une réalité dépassée.

Nous voulons, en espérant qu’il est encore temps, dire que nous devons nous ressaisir. Pour ce faire il faudrait une volonté politique au plus haut niveau des États et d’abord en France. À ce propos reléguer la francophonie dans les attributions d’un simple Secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères en charge d’autres dossiers complexes ( commerce extérieur et tourisme ) ne peut lui permettre de la promouvoir et ne lui donne aucune compétence sur le territoire français. La moindre des choses serait un ministre de la francophonie de plein exercice, ministre placé auprès du Premier Ministre pour traiter la problématique dans son ensemble.

Nous devons aussi présenter, expliquer la francophonie à nos concitoyens, mobiliser la société civile. Telle est l’ambition aujourd’hui des Maisons de la francophonie que nous développons en France et au plan international. Les Réseaux se donnent cette mission.

Historique des présidents:

– Erick ROUX de BEZIEUX: juin 2013 – juin 2015

– Julien VUILLEMARD: juin 2015 – juin 2017

– Rémi LESLE: juin 2017 – juin 2019

– Olivier GARRO: juin 2019-  juin 2020

– Christian PHILIP : juin 2020 –

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